article OUEST FRANCE :
« Je suis très déçu, explique le coach finistérien. Pourtant, on a réussi à développer notre jeu dans un premier temps : on a mis de l'intensité et de l'agressivité dès l'entame, et on a fait preuve d'abnégation. » Jusqu'au quart d'heure de jeu malheureusement, avant un gros coup de mou: « Durant cette période, on maîtrise le match, et on peut se mettre à l'abri durant le deuxième quart quand on mène de onze points (31-20, 14'). Mais au lieu de leur mettre la tête sous l'eau, on s'est relâché : on fait des cadeaux, on laisse deux tirs ouverts à Huertas, et ils reviennent dans la partie. »
Des joueurs qui font « la gueule sur le terrain »
Au coude à coude à la pause (38-38), Brest avait pourtant encore les cartes en main. D'autant que le troisième quart (17-12), plutôt bien négocié, avait offert un petit matelas d'avance avant le final... « Les joueurs ont mal géré leur frustration à un moment donné, regrette Aymeric Delsarte. Notre niveau de jeu est devenu inconstant, et on a été trop nerveux. Dans un sport collectif, ce n'est pas possible de voir des joueurs faire la gueule sur le terrain. Il va falloir qu'ils prennent sur eux... »
Pour Delsarte, un autre élément a fait basculer la rencontre, à savoir les rebonds. Un domaine dans lequel les Finistériens ont été « mangés » (41 à 28 en faveur de Fos-sur-Mer) : « On a été dominé par une équipe chez qui ce n'est pourtant pas une force », relève l'entraîneur de l'Étendard, qui n'oublie pas non plus que la sortie express de Gaston Essengué, auteur de deux fautes au bout de trente-deux secondes, n'a pas facilité les choses... « Quand on se prive de notre poste 5 aussi rapidement, c'est sûr que cela devient difficile, même s'il faut souligner que la rentrée de William Molas a été bonne. »