En bouclant la saison par une victoire de belle facture sur Evreux (79-73), l'Etendard a décroché la dixième place du classement. Une de mieux que l'an passé pour un bilan victoires/défaites quasi similaire.
La question qui brûle désormais les lèvres de tout le monde, c'est de savoir quels joueurs de ce bel ensemble seront encore brestois l'an prochain, sachant que le duo d'entraîneurs (Rudman-Delsarte) et le bondissant Armand Charles sont les seuls sous contrat pour un an encore. «On souhaite conserver une ossature dont on sait pertinemment qu'elle sera très sollicitée du fait de ses excellents résultats. Des garçons comme Sherman (Gay) ou Aaron (Cel), pour ne citer qu'eux, seront très difficiles à garder, même si on y tient vraiment» explique Noam Rudman qui, avec le manager-général, Franck Vérove, a donc décidé d'opter pour une stratégie directe. «On finit de voir tous les joueurs cette semaine et, pour ceux qui ne donneront pas de réponse à notre proposition, on ira chercher ailleurs. C'est la loi du marché et elle consiste simplement à avoir davantage d'argent que le voisin». Et, précisément, le nerf de la guerre de l'intersaison étant l'argent, c'est encore un peu prématuré pour savoir exactement où va l'Etendard. «On a plutôt de bons échos sur les moyens dont on pourrait bénéficier pour construire l'équipe. Maintenant, on attend concrètement l'officialisation de ces moyens», ajoute le coach dont on a pu constater, sur une saison complète, quelle était la philosophie de jeu (un jeu enlevé et une défense de fer) et, par là, même, celle qu'il souhaite remettre en place pour le prochain championnat. «On va repartir sur les mêmes bases mais en fonctionnant, comme cette année, sur un projet de jeu correspondant aux joueurs dont on dispose.»
Adieu ou au revoir?
L'interrogation demeure donc entière sur la future composition de la Breizh Team, tout au moins, jusqu'au milieu de la semaine prochaine où une grande partie des joueurs aura quitté la cité du Ponant. L'interrogation demeure également sur la présence, ou non, du capitaine emblématique (et qui ne raccroche pas), Jimmy Vérove, dont les larmes, mardi soir vers 22heures, avaient l'apparence d'un adieu. Ou bien étaient-elles, comme on l'espère pour lui et plusieurs autres, simplement celles d'un au revoir?
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